• Complainte de la femme aimée

    Complainte de la femme aimée

     

    A toi qui m’aime ou qui m’as aimée, A vous qui m’aimez et qui m’avez aimée. Il y a tant de choses que je souhaiterais vous dire, tant de mots que je n’ai pas pus prononcer, tant de gestes que je n’ai pas posés mais il y a surtout une question que je n’ai pas formulée : pourquoi ? Je n’ai jamais souhaité vous voir souffrir, jamais voulu que vous tombiez amoureux, jamais pensé vous faire souffrir. J’ignore si c’est de la bêtise ou de l’innocence… J’ignore tout jusqu’au fondement même de vos amours. Ce n’est pas faute de le connaître, cet amour car tous, ici, vous pouvez témoigner de cette douleur constante qui me persécute depuis qu’Eros m’a foudroyé le cœur d’une de ses plus puissantes flèches. Vous avez tous, ou presque, séché mes larmes, apaisé mes sanglots. Alors je sais qu’Amour ne se commande pas, pas plus qu’il ne se dirige mais il existe et il est là. A vous qui m’aimez et qui m’avez aimée, sachez que je n’ai rien d’aimable. Je suis ce que je suis et même si je fais de mon mieux, je vous fais souffrir. Je n’ai rien qui puisse vous plaire, rien qui ne serait pas remplaçable, je n’ai rien d’extraordinaire. Je n’ai rien que vous ne puissiez oublier. Vous parlez tous de beauté, d’intelligence, de générosité, de naturel mais ces mots que vous prononcez, je ne les comprends pas, je ne les perçois pas, je ne les ressens pas…Je n’ai rien que vous ne soyez incapable de retrouver ailleurs, chez une femme ou un homme qui vous rendra heureux et qui vous fera oublié que je n’ai été que le spectre d’un amour qui ne vous sera jamais retourné. Je vous fais mal. Bien malgré moi, je le sais parce que j’entends vos larmes, j’entends vos cris, j’entends vos supplications mais je ne peux rien y faire. Juste laisser grandir la culpabilité de ne pouvoir guérir ce qu’Eros, par ma faute, vous inflige. Mais je n’ai rien d’aimable. J’ignore comment vous aider. Je n’ai pas de solution. Je n’en trouve pas à ma propre douleur et pourtant, je voudrais vous guérir, vous tous, vous soigner et faire en sorte que personne n’ait à souffrir comme moi, j’ai mal, à cause d’une femme… Elles sont belles, les femmes. Elles sont jolies, elles sont drôles et elles vous envoutent d’un regard, comme d’un sortilège dont vous ne pouvez vous défaire. Elles assèchent les océans les plus dangereux. Mais elles continuent de vous sourire et c’est ce sourire qui rend fou, ce sourire pour lequel vous pourriez vendre votre âme au diable. Je le sais. Mais pas mon sourire… Je n’ai pas ce sourire des femmes divines. Je ne suis pas aimable. A vous qui m’avez aimé, à vous qui m’aimez, je n’ai jamais cherché cela, je n’ai jamais voulu vous faire souffrir mais comme la promesse d’un soleil toujours levant, je serai là pour panser vos blessures… Si vous le souhaitez…

    Nyx


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  • Commentaires

    1
    Dimanche 30 Octobre 2011 à 07:50

    j'aime beaucoup. J'aime d'autant plus que ce sont exactement les mots (à 10 ou 15 lignes près xD) que je répète au moins une fois par semaine à mon cher et tendre...
      J'aime ^^

    2
    Dimanche 30 Octobre 2011 à 08:38

    Merchii! Hooo c'est trop mignooon <3 mais tu te trompes :P, tu es extraordinaire *_*

     

    <3 Je t'aime aussi!

    3
    Telegramme Profil de Telegramme
    Vendredi 4 Novembre 2011 à 10:54

    Ah Nyx, tu trouves toujours les bons ( et vrais ) mots ! Ton texte est tellement vrai, et j'aime beaucoup la facon dont il est tourne... :)

    4
    Vendredi 4 Novembre 2011 à 13:21

    Merci beaucoup télégramme. Je deviens toute rouge, maintenant :P! Ton passage me met en joie :D

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