• Epopée

    Epopée du Neo-Empire

    Chant I

    1 an et un dueil qui ne peut se faire 

     Chante, Ô Muse, la destruction

    D'un empire plus fort qu’Ilion.

    Danse, Ô déesse, les souffrances

    Qu'endurèrent avec patience

    Les habitants de Teekerebs,

    Pour avoir perdu leur Princeps,

    Navigant sans rien, sans espoir

    Ballottés par les destins noirs.

    Contez, contez encor la chute,

    Narrez, narrez encor ces luttes

    Entre les amours et la mort

    Qui vit gagner la tombe à tort.

    Allons, jouez tous ces malheurs,

    De vos violons sonnez son heure,

    Et dévoilez au monde entier

    Comment fortune sans pitié

    Conduisit aux pleurs et au sang

    L'empire autrefois si puissant.

    Il est temps de chantonner l'histoire

    Que vérités naissent ce soir.

    Mais racontez d'abord la joie

    Pour que la brusque fin se voie,

    Décrivez à tous le bonheur

    De ce royaume et de son coeur,

    Tracez la venue des enfants,

    Retracez leurs exploits d'antan.

    Muses, ces moments de partage !

    Ô Muses, cette vie sans rage !

    Et puis osez enfin décrire

    Quel fut le trépas de ces rires.

    Chantez l'atroce maladie,

    Chantez l'atroce fin de vie

    D'une reine trop tôt montée

    D'une reine divinisée.

    Contez l'éclipse de Luna,

    Contez les larmes d'Anaxa,

    Chantez Caela à genoux

    Chantez Victoire au fond du trou.

    Si le poète doit écrire

    La vérité et l'avenir

    Narrez alors comment Luna

    De son amour arrivera

    A se lever et à construire

    Le rêve d'un néo-empire.

     

    Teekerebs est petit royaume

    Teekerebs tient dans une paume

    Mais à sa tête un couple fort

    Desquels naquirent trois dons d'or.

    C'était trois filles, perfection !

    Dont la deuxièm' mourut, onction !

    Umblio et son Eugénie

    Éduquèrent alors deux filles.

    Chacune poursuivit sa voie.

    Dès lors pas sous le même toit

    L'impériale famille unie

    Le restait grâce à Eugenie.

    De la cadette alors enfin

    Naquit le tout premier Bambin

    Luna, Luna de son prénom

    Fut chantée par delà les monts.

    Ensuite après quelques années

    Naquit d'Atterae leur aînée

    Tollia aux jolies boucles blondes.

    Victoire alors du fond des ondes

    Accoucha d'Anaxa la belle.

    C'est dans ces temps là que l'appel

    De la faucheuse retentit

    Et vint voler à Eugenie

    Son Umblio qu'elle aimait tant.

    Plus tard vint un troisième enfant

    Victoire à tous offrit Caela

    Dernier bébé, dernier Carat.

     

    Ce qui vous intéresse, Ô Muses

    C'est de chanter sans nulle ruse

    La relation qu'eut Eugénie,

    Avec Luna, petite fille.

     

    Jeune encor la douce Eugénie

    Vint bercer Luna dans son lit

    Vint lui enseigner à chanter

    Vint avec l'enfant s'amuser.

    Et si Victoire travaillait

    C'est Eugénie qui s'occupait

    Avec amour du chérubin

    Ainsi Luna aimée sans fin

    Par Eugénie et par Victoire

    Grandit comme une rose au vent

    Sur le doux rythme des péans.

    Un soir d'Automne, un soir de rien

    La reine lui offrit un chien,

    Un petit Chien noir et blanc

    Plein d'affection et pas méchant

    Que Luna appela Lupe

    Que Luna eut vite adopté.

    Le temps ne cessait de courir,

    La vie arrêta de sourire.

    Luna décida d'habiter

    Chez Eugénie pour y rêver.

    C'est ce moment, Ô grand poète

    Qu'il faut chanter de voix de tête.

    Ces deux âmes en communion

    Goûtèrent à la perfection.

    Luna étudiante brillante,

    Eugénie toujours bienveillante.

    Bonheur que rien ne menaçait,

    Paradis que rien n'attaquait.

     

    Mais puisque rien ne peut durer,

    Déesse, tu devras chanter

    Comment cet amour fut tué,

    Comment Luna s'est effondrée

    Et comment tout s'est arrêté.

    Nyx

    Note de l'auteur: Un an et rien n'a changé finalement. Ni le vide, ni l'absence, ni la tristesse. Le temps a continué à fuir et les pages à se tourner les unes après les autres mais pour ce qui est du fond des âmes, le gouffre énorme demeure intacte.

    Une épopée donc pour ce 15 juin maudit où tout du moins son premier chant. Ai-je besoin de vous dire que tout est métaphorique et à décoder (mais bon je n'ai pas été dans la subtilité) ? L'épopée devrait faire quatre chants (parce que j'espère qu'en quatre ans, j'aurais réussi à faire mon deuil et de cette vie qui ne sera plus jamais la mienne et de cette femme extraordinaire, pilier central, qui ne nous reviendra pas). Un chant sera publié tous les quinze juin. La suite donc en 2014.

    En attendant le prochain 15, je vous retrouverai bientôt pour des poèmes plus joyeux (je vais m'efforcer). Je clôturerai juste sur une dernière phrase un peu bateau mais profitez des gens que vous aimez et dîtes leur que vous les aimez. Je ne le lui ai pas assez dit et aujourd'hui, je le lui crie encore et encore et j'espère qu'elle m'entend : je t'aime et je t'aimerai toujours.


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