• Epopée II

    Epopée du Neo-Empire

    Chant II

    2 ans et un deuil qu'on ne peut affronter

     Muses, ne fermez pas les yeux,

    Qu'ils sont devenus laids nos Dieux

    Lorsqu'ils ont lié le destin

    De teekerebs à un fil fin.

    Dans ce royaume si joli

    Aux vallons chantant et fleuris

    Aux tours élevées, protégées,

    Aux jardins bruissant, colorés,

    Aux amours sans fin sans histoire

    Aux coeurs sans douleur, ni déboire,

    ils ont envoyé un fléau

    De l'enfer, virulent chaos,

    Peste sans nom qui vint s'abattre

    Dans nos maisons pour nous combattre

    Et s'immisça dans le palais,

    Frappant Eugénie sans délais.

     

    Si tôt Eugénie s'effondra,

    Ne pouvant plus quitter ses draps

    Épuisée, elle agonisait

    Dignement, en un lieu secret.

    Le pays se mit à pourrir

    Les fleurs, les jardins à moisir.

    Les cerisiers autrefois roses

    Perdirent leurs couleurs, leurs proses.

    Les murs de partout s’effritaient

    Les gens de tous coins s'enfuyaient,

    mourant, affamés, effrayés

    La magie cessa d'opérer.

    Ici la perte, ici la mort

    Là dissolution, là des corps...

    Dans les rues, du sang et des cris,

    Des rats, des cafards, des souris.

    Plus de framboises à cueillir,

    Plus d'enfants à entendre rire.

    Jamais plus de joie, pour toujours

    Plus de tendresse et plus d'amour.

     

    Dans une petite maison

    Pour la dernière des saisons,

    Eugénie était entourée

    Des enfants par elle élevées.

    De victoire, Tollia, Caela

    D'atera, Anaxa, Luna.

    Face à la mort, elle fut digne

    Ne montrant pas le moindre signe

    De faiblesse ni de souffrance

    La tête haute, elle attendait

    Thanatos qui l'emporterait.

    Victoire d'Eugénie prit soin

    Jusqu'au dernier souffle de fin...

    Quant à Luna...

     

    Luna vint tous les jours s'asseoir

    Près d'Eugénie, pleine d'espoir,

    Car Eugénie l'avait aimée,

    Unique dans le monde entier,

    Sans condition et sans limite

    Comme une brillante pépite.

    Nuit, jour et soir à son chevet

    Luna encor lui racontait

    Lui promettait de s'en sortir,

    De grandir et de réussir.

    Les larmes inondaient ses joues

    Parce que bientôt elle et Loulou

    Perdraient leur bonheur étoilé

    Seraient seuls pour l'éternité,

    Sans Eugénie pour les guider,

    Sans personne pour les aimer.

    Et Luna promettait encore

    De conserver comme un trésor

    Au fond du cœur les souvenirs

    Et de ré-apprendre à sourire.

    Eugénie parlait d'être heureux,

    Et lui caressait les cheveux,

    Si le temps s'était arrêté,

    Pour sentir qu'elle était aimée...

     

    Puis Eugénie ferma les yeux,

    Elle était rappelée à Dieu.

    Ô Muses, il vous faut chanter

    Comme on ne cessa de pleurer

    Les cris, désespoir, la douleur

    Le vide, l'absence, les pleurs.

    Car si Luna encor respire

    Elle a en fait cessé de vivre.

    Nyx

    Note de l'auteur: La suite de l'épopée, commencée le 15 juin précédent. (Pour vous souvenir du chant I, cliquez ici). Je n'en suis pas particulièrement fière mais je suis trop au bout du rouleau pour réussir à faire mieux en cette triste nuit. Il est possible qu'il reste quelques fautes. Je m'en excuse et tenterai de les corriger demain.


  • Commentaires

    1
    amal
    Lundi 16 Juin 2014 à 14:55

    au contraire je le trouve magnifique ... si vrai ...

    2
    Lundi 16 Juin 2014 à 20:16

    Ah bah je suis "soulagée" alors s'il te plait. Merci beaucoup. 
    Bisouss

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