• Extraits

    Si, dans mon esprit, la poésie se partage, se donne et s'offre, ce n'est pas toujours le cas pour les autres genres de l'écriture. Je ne partagerai pas beaucoup avec vous les extraits de mes autres travaux qui sont, en plus, pour la plus part toujours en cours de réalisation. Mais de temps en temps pourquoi pas. Bonne découverte.

    Les articles sont classés dans l'ordre chronologique de leur parution.

     

        Sommaire:

    Caligula cherche la lune - Extrait I

  • "Caligula cherche la lune" (titre provisoire) est une pièce en prose se déroulant en trois actes, chacun se passant à des époques différentes de la vie de Caius. L' extrait que je présente, ici, est une scène du deuxième acte qui a lieu dans les appartements de Caligula, environ un an après la nomination de Caius au titre d'empereur. Celui-ci vient de revenir à Rome après une campagne militaire. Drusilla, sa soeur, est gravement malade mais n'a pas l'intention de le dire à son frère et amant.

    J'espère que cet extrait n'arrivera pas comme un cheveu dans la soupe puisque vous n'avez ni le premier acte, ni les autres parties du deuxième et que cela ne sera pas trop déroutant. Mais les explications se trouvent à la fin de l'extrait. Sur ce, bonne lecture.

     

    EXTRAIT 1

     

    Acte II, Scène IV

    Drusilla, Agrippine la Jeune

     

                    Agrippine :

    Sèchement

    Habille-toi, maintenant !

     

                    Drusilla :

    Amusée

    Oui…Oh ne sois pas si prude. Dois-je te rappeler tous les subterfuges que tu as utilisés pour arracher Néron à son père ?

     

                   Agrippine :

    Tais-toi ! Mauvaise langue ! Dis-moi surtout comment va Caius !

     

                   Drusilla :

    Sort du lit, nue et commence à enfiler sa toge.

    Je me demande bien pourquoi tu t’intéresses autant à lui… Tu n’aimes plus personne, Agrippine sauf peut-être ton enfant et encore tu aimes sans doute bien plus les rêves que tu lui attribues et son avenir que lui-même alors pourquoi donc notre frère qui t’agace tant et qui, par ses actions, te dégoûte te préoccupe-t-il tellement ? Après tout, il finira par mourir d’ennui ou assassiné à cause de cette folie qui le prend petit à petit. Non mais regarde-le ! Je l’aime mais je ne peux m’empêcher de m’amuser de cette comédie qu’il nous joue à chaque fois qu’il doit revenir à Rome !

     

                        Agrippine :

    Veux-tu bien te taire et te mêler de tes toges ! Plus je te regarde et plus je m’aperçois que tu es restée cette petite fille que Caius appelait maman. Tu n’as pas grandi, tu n’as pas mûri. Tu ne comprends toujours rien à rien. C’était déjà le cas lorsque tu étais petite. Peut-être tiens-tu plus de Claude que de notre père, l’illustre Germanicus. Quoi qu’il en soit, n’essaie pas de t’intéresser à ce que tu ne comprendrais pas. L’affection que je porte à Caius ne doit pas te préoccuper, de la même manière: mon comportement vis-à-vis de mon fils ne doit même pas te toucher ! Occupe toi de pallier les besoin de Caius avec ce que tu peux, c'est-à-dire pas grand-chose, je prendrai soin du reste.

     

                           Drusilla :

    Se mirant dans le miroir en se maquillant.

    Ce que tu peux être agressive dés que l’on parle de Caius. Cela en devient effrayant. N’essaierais-tu pas, ma chère sœur, de me voler ma place dans son lit ?

     

                      Agrippine :

    Ricanant sournoisement

    Tu plaisantes, j’espère ! S’il y a bien une place que je préférerais éviter de tenir dans la vie de Caius, c’est celle-ci ! Mais je ne peux te cacher que je préfèrerais que soit substituée à toi, à toutes ses maîtresses et amants, sa femme ! Elle l’apaise énormément, il a confiance en elle et je le trouve particulièrement reposé et réfléchi en se présence !

     

                         Drusilla :

    Elle ne m’égalera malgré tout jamais. Il me suffit d’un regard pour que Caius fasse ce que je lui dise. J’arrive à le raisonner et parfois je le fais même à ta demande !

     

                          Agrippine :

    Je suis certaine que si tu laissais un peu de place à Caesonia, elle aurait le même pouvoir ! Mais tu m’entraînes sur une autre voix de discussion. J’aimerais savoir : lui as-tu dis ?

     

                          Drusilla :

    Sournoisement.

    Ma belle Agrippine, si la relation que tu entretiens avec notre petit Caligula ne me concerne en rien et bien sache qu’il en est de même pour toi en ce qui concerne la relation que moi, j’entretiens avec lui !

     

                            Agrippine :

    Ne commence pas à jouer comme cela avec moi !

     

                            Drusilla :

    Oh tu m’agaces !

     

     

    Enfin prête, elle tourne le dos à Agrippine et sort !

     

    Nyx

     

    NOTE DE L AUTEUR 

    Voilà. Je commence à partager avec vous autre chose que de la poésie ou de la prose. Ne vous inquiétez pas: cela n'arrivera pas très souvent. C'est juste histoire de vous prouver que même si je ne publie pas régulièrement sur le site, je reste active de mon côté et je travaille sur d'autres projets que "Au nom de Melpomène".

    Caligula est la première pièce de théâtre que j'écris et je travaille dessus depuis longtemps, maintenant, la délaissant de temps en temps avant d'y revenir avec amour. J'ai conscience qu'elle n'est pas parfaite mais pour l'apprécier, il faut savoir que c'est une pièce de l'écrit qui n'est pas réellement destinée à être jouée (un peu comme le théâtre philosophique sauf que je le désigne par un nom qui m'est propre mais que je ne nommerai pas ici). C'est donc pour cette raison que les dialogues sont parfois longs ce qui pourrait rendre une pièce jouée un peu lourde. Si un jour, j'ai la chance de la voir adaptée comme j'ai eu la chance de voir jouée sur scène ma toute petite pièce "Antigone sur les quais", l'année dernière, tout devra être réadapté. J'en ai bien conscience, sachez-le. Voilà, je tenais à mettre ceci au clair pour ne pas vous laisser sans filet.

    Si vous avez encore le courage d'en lire plus parce que ça vous intéresse, je vous tiens, maintenant, au courant de l'avancée de l'écriture de la pièce. Comme j'ai dit, la pièce se déroule en 3 actes et j'entame maintenant l'écriture du troisième acte dont la première scène est déjà écrite. Mais pour continuer, je dois organiser d'abord mes idées et fixer le cheminement qui me mènera à la fin que je souhaite donner à cette pièce. 

    Quel est le but d'une telle pièce? Au début, je l'avoue, c'était plus une question de passion qu'autre chose, je ne savais pas trop où je voulais aller mais rapidement, cela s'est fixé dans ma tête. Ce que je veux faire dans ces trois actes, c'est expliquer le comportement de Caius par les faits historiques (et un peu romancés, je l'avoue) et montrer ainsi qu'il n'est pas juste le monstre sanguinaire que tout le monde voit en lui mais un être humain avec ses souffrances, ses doutes et ses particularités qui l'ont détourné, malgré lui, du droit chemin.  A côté de ceci, le comportement de Caligula n'est pas le seul que j'essaie d'expliquer à travers la pièce mais également l'attitude d'Agrippine et plus tard de Néron, c'est pour cela qu'ils ont une place importante dans la pièce. Enfin toutes ces explications pour vous montrer que, malgré le caractère un peu "out of nowhere" que vous pouvez ressentir dans cet extrait, je pense ce que j'écris et je le vis, j'y réfléchis et je le travaille.

    Voilà, merci d'avoir pris le temps de me lire jusqu'au bout,

    D. Coomans, alias Nyx

    ps. Je m'excuse d'avance pour les fautes d'orthographe qu'il peut rester. De plus, stylistiquement, ce passage n'a pas fini d'être travaillé donc ne vous inquiétez pas si certaines phrases sont encore vaseuses ou répétitives, cela s'arrangera.

     

     


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