• Lorsqu’Eros se meurt doucement

    Lorsqu'Eros se meurt doucement

     

    Frère, ne me regarde pas,

    Ne m’écoute jamais le soir.

    Les nuits sans lune sont trop noires

    Mon cœur froid perd de son aura.

     

    Frère, toi qui sais tout de moi,

    Toi, qui séchas toutes mes larmes,

    Il y a en moi une flamme

    Qui s’éteint quand je perds ma joie.

     

    Et cette flamme qui s’éteint,

    Frère, n’en prends pas connaissance

    C’est le spectre d’une souffrance,

    Nichée dans le creux de mes reins.

     

    Frère, tu aurais bien trop mal

    De savoir en moi, un chagrin

    Que toi-même de tes câlins

    Tu ne saurais rendre banal.

     

    Frère, pars et ferme les yeux

    Car je m’effondre lentement

    Il coule un poison dans mon sang :

    C’est l’amour quand il sonne creux.

     

    Comment le corps peut s’endurcir

    Lorsqu’Eros se meurt doucement

    Qu’Arès s’en vient subtilement,

    Comment le corps peut-il survivre ?

     

    Frère, laisse-moi te conter

    Comment une femme aux yeux bleus

    A tari les fleuves des cieux,

    A brisé l’éternel été.

     

    Elle avait ce petit sourire,

    Envoutant, un joli trésor

    Renfermant un parfum de mort.

    Et puis, il y avait ce rire.

     

    Frère, je ne peux te décrire

    Ce son sorti de l’océan

    Sur lequel valsaient les beaux paons

    Et s’agitaient toutes les lyres.

     

    Mais comme toute femme, frère,

    Elle a fait des mers de mon cœur

    Un désert aride qui meurt.

    Elle aurait perdu Jupiter.

     

    Depuis, Frère, je me souviens

    Que la tristesse et l’abandon,

    Que solitude et déraison

    Guident des hommes le destin.

     

    Frère, je suis inconsolable,

    Ne contemple pas les dégâts,

    Et ne me prends pas dans tes bras

    Car ma peine est incontrôlable.

     

    Les nuits je cherche un sortilège

    Qui pourrait guérir mes blessures

    Apaiser les maux que j’endure

    Et faire fondre cette neige.

     

    Frère, pars, ne te retourne pas,

    Tu n’as pas besoin de savoir

    Ce qu’engendre le désespoir

    De cet amour qui n’est plus là. 

     

    Nyx


  • Commentaires

    1
    Soo Ji
    Vendredi 28 Octobre 2011 à 22:37

    salut

    2
    Soo Ji
    Vendredi 28 Octobre 2011 à 22:38

    cava?

    3
    Soo Ji
    Vendredi 28 Octobre 2011 à 22:39

    très beau poème

    4
    Soo Ji
    Vendredi 28 Octobre 2011 à 22:39

    j'adore ton thème

    5
    Vendredi 28 Octobre 2011 à 22:40

    Coucou,

    Je vais bien, merci et toi?

    Merci du compliment, ça fait plaisir ^^

    6
    Soo Ji
    Vendredi 28 Octobre 2011 à 22:41
    7
    Soo Ji
    Vendredi 28 Octobre 2011 à 22:41

    oui je vais bien

    8
    Soo Ji
    Vendredi 28 Octobre 2011 à 22:42

    derien ^^

    9
    Dimanche 30 Octobre 2011 à 07:59

    j'imagine une scène dans ma tête, et ton poème fait vraimetn ressentir quelque chose. C'est le plaisir que j'ai quand je lis tes poèmes: certains auteurs connu pourtant ne me font ni rêver ni imaginer, toi, tu sais manier les mots de façon à faire tourner la machine de l'imagination ^^ c'est ce que j'attends quand je lis un poème ^^

      En bref: j'adore te lire!

    10
    Dimanche 30 Octobre 2011 à 08:40

    Tu es un ange. Tout ce que tu dis me fait tellement plaisir et me rassure en même temps. Je deviens rouge comme une tommate sous les compliments que tu me destribues. <3

    11
    Dimanche 30 Octobre 2011 à 08:45

    il faut pas ^^ c'est sincère et vrai ;)

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