• Pour les enfants du paradis

    Pour les enfants du paradis


    Si seulement il existait

    Ne fusse qu'une chose à dire

    Pour pouvoir te retenir,

    Crois-moi, je te la dirais.


    Si seulement il existait

    Ne fusse qu'une chose à faire

    Pour ne pas devoir te perdre

    Oh, crois-moi, je la ferais.


    Chut, j'entends les portes grincer.

    Au paradis, tu vas entrer.


    Le vent du nord souffle encore.

    Moi, j'ai hurlé pour que tu m'entendes.

    Le vent du nord souffle encore.

    C'est la force pour que je t'attende.


    La lune est bien pleine ce soir.

    Elle vient pour recueillir mes pleurs.

    La lune est bien pleine ce soir.

    Ecoute-t-elle donc mes malheurs?


    Chut, j'entends les portes grincer.

    Au paradis, tu vas entrer.


    S'il y a quelque chose à dire

    Pour pouvoir te retenir.

    Revèle-moi ce secret.

    Crois-moi, je te la dirais.


    S'il y a quelque chose à faire

    Pour ne pas devoir te perdre.

    Révèle-moi ce secret.

    Car, crois-moi, je la ferais.


    Chut, j'entends les portes grincer.

    Au paradis, tu vas entrer.


    L'océan est en colère.

    Je contemple mes souvenirs.

    L'océan est en colère.

    C'est bien toi qui m'a vue grandir.


    Je sens la terre bouger.

    Je contemple le cerisier.

    Je sens la terre bouger.

    Il ne reste rien du passé.


    Chut, j'entends les portes grincer.

    Au paradis, tu vas entrer.


    S'il avait pu exister

    Une chose à te murmurer

    Pour pouvoir te retenir.

    Moi, je te l'aurais murmurée.


    S'il avait pu exister

    Une chose à accomplir

    Pour ne pas être abandonnée.

    Pour toi, j'aurais pu l'accomplir.


    Chut, j'entends les portes grincer.

    Au paradis, tu vas entrer.


    Cette nuit, le vin coule à flots.

    Et moi j'observe les étoiles.

    Cette nuit, le vin coule à flots.

    Tu y avais tissé ta toile.


    Le soleil ne se lève plus.

    Sur mon oreiller, je m'endors.

    Le soleil ne se lève plus.

    Je viens d'abandonner mon corps.


    Chut, j'entends les portes grincer.

    Au paradis, tu vas entrer.


    Il n'y a rien eu à dire.

    Je le sais, j'ai tout essayé.

    Pour pouvoir te retenir,

    Tous les mots, je t'ai murmuré.


    Il n'y a rien eu à faire.

    Je le sais, j'ai tout essayé.

    Pour ne pas devoir te perdre,

    Pour toi, crois-moi, j'ai tout tenté.


    Chut, j'entends les portes grincer.

    Au paradis, tu es entrée.


    Nyx


    Note de Nyx: Voilà un long poème bien différent de d'habitude ne fusse que pour la métrique qui n'est pas toujours régulière mais qui est chaque fois choisie en connaissance de cause. Je ne vais pas expliquer le comment du pourquoi, je préfère vous laisser ressentir ce que vous avez besoin de ressentir.


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  • Commentaires

    1
    Jeudi 1er Septembre 2011 à 09:29

    ton poème signifie beaucoup pour moi, parce qu'il me fait epnser à quelqu'un de très cher que j'ai perdu... merci pour ces magnifiques vers.

    2
    Nyx Profil de Nyx
    Jeudi 1er Septembre 2011 à 10:31

    Merci à toi, petite cousine chérie. Je suis désolée pour cette personne que tu as perdue! Courage! 

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