• Silence, absence, souffrance

    Silence, absence, souffrance.

     Entends-tu le cri déchirant du silence, la nuit, et à l'intérieur de lui, mes sanglots qui t'appellent sans relâche encore et encore. Il y a quelque part dans ce vide intense une lueur d'espoir qui semble s'éteindre au fur et à mesure que tu t'éloignes de moi. Combien de temps, maintenant ? Les heures et les minutes s'écoulent et tu t'en vas toujours un peu plus tandis que je ferme les yeux priant pour me réveiller d'un cauchemar affreux. Qu'on m'arrache donc le coeur à mains nues et que disparaisse avec lui cette douleur qui l'étreint et le serre toujours plus fort, cette boule dans la gorge et ce vide toujours ce vide qui se creuse de plus en plus parallèle au temps et aux larmes qui s'écoulent. Entends-tu donc mon appel déchirant dans le silence apaisant de la nuit ? Plus personne n'est là pour regarder les étoiles sauf moi parce que c'est toi que j'espère voir. Je rêve de t'entendre à nouveau, te regarder, te sourire et sentir tes bras protecteurs autour de mon corps sans envie de vivre. Tout ce qui ne s'est pas dit, tout ce qui ne s'est pas fait, tout ce qui aurait du être me hante pire encore que les souvenirs joyeux qui j'essaie de retrouver et de ne jamais perdre. Je pense qu'un jour, à force de t'avoir pleurée, mon corps n'aura plus de larme à donner et à ce moment-là, le glas sonnera enfin. A bout de force, au bout du vide, je plongerai dans le noir sans fond de ton absence, laissant mon âme à la dérive. Que tu es belle. Et l'eau salée se déverse toujours dans mes supplications vaines et sans réponse. Qui pourrait bien y répondre, d'ailleurs depuis que tu n'es plus là. Il ne reste rien et ce rien qui grandit toujours plus, m'enveloppe dans des ténèbres si noirs, si profonds, si effrayants qu'ils me semblent à présent être la seule place encore disponible dans ce monde pour moi. Mais que l'on m'arrache donc ce coeur ! Je vous en prie ! Prenez-le ! Tirez-le et avec lui cette souffrance et que je m'en aille doucement rejoindre la source de bonheur que j'avais près de moi. Mais qu'on m'arrache ce coeur qu'elle a tant aimé et qui l'a tant aimée. Le sommeil n'est plus pour moi. Lorsque les forces s'en vont toutes, les unes après les autres, il ne reste même plus de courage pour dormir alors il faut attendre avec ces files barbelés autour du coeur qui l'étreignent toujours plus fort. Finira-t-il par explosé ? Il n'y a plus devant moi que ce ravin au fond duquel je voudrais me jeter et cette obscurité qui m'habite. Ce nuage de tristesse qui ne s'en ira plus et qui fait pleuvoir sur moi les goûtes de ta vie. Il n'y a plus, au fond de mon être, cette force que tu me donnais, ces espoirs que tu m'offrais mais uniquement ce vide encore et toujours ce même vide que je désespère d'arriver un jour à combler. J'ai perdu ce que j'avais, ce qui me restait et ce qui comptait et je paie le prix de mon égoïsme... Mais que l'on m'arrache ce coeur! Il fait mal, il fait trop mal... Vous comprenez ? Il me fait mal ! Le chemin est sans lumière dans le silence insensé de la nuit et j'espère entendre un crissement de feuille m'indiquant que tu m'entends, que tu es là et que tu m'aimes. Je te vois partout, je veux te voir partout et je tombe toujours plus bas sans vouloir m'accrocher. Où se trouve ma force ? Aspirée par ce tourbillon de vide que tu as laissé. Et je t'aime. Je veux me remplir de cela....Il fait déjà trop noir pour avoir peur...Je voudrais que tout s'arrête, que cet enfer disparaisse mais les minutes avancent et je m'effondre. Il ne reste rien... Silence, absence, souffrance. Et qu'on m'arrache ce coeur !Supplications. Qu'on me l'enlève ! Désespoir ! Il ne se passe rien. Jamais Plus rien ne changera dorénavant et je suis coincée dans ces ténèbres et dans ce vide sans fin. Silence, absence, souffrance.

     Nyx


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  • Commentaires

    1
    Mardi 26 Juin 2012 à 10:02

    Je ne dirais pas que c'est beau, bien que je le pense, car c'est avant tout poignant au delà de la beauté que cela a à mes yeux.

    Je connais bien, que trop; ces sentiments qui mange tout et laisse fébrile et solitaire.

    Ce sont les meilleurs mots que ceux qui naissent des maux.

    2
    Jeudi 28 Juin 2012 à 11:02

    C'est juste hyper émouvant. Ca sort tellement du fond de ton coeur... J'arrive pas à décrire ce que ton texte m'a fait ressentir. Ca m'a fait penser à un paquet de choses....

    3
    Jeudi 28 Juin 2012 à 17:20

    Merci à toutes les deux. Je me suis vraiment laissée aller à sortir toutes mes émotions sur ce texte et j'ai vraiment voulu y glisser tous ces sentiments de douleur.

    J'aime vraiment ta dernière phrase Lula et elle est on ne peut plus vraie. 

    4
    Vendredi 29 Juin 2012 à 14:17

    Avec plaisir.

    Je te suis solidaire d'émotions si fortes, alors ça ne peut que m'émouvoir de sortir des "sentiers battus" de l'écriture pour livrer du brut à l'âme.

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