• Souvenir de lune

    Souvenir de lune

    22 mois et mon coeur...

     Je ferme les yeux. L'univers change. Une douce brise écarte les nuages, la lune pleine illumine le sombre ciel étoilé. Et j'ouvre la porte, la douce odeur de notre maison envahit mes narines. Je la respire, je l'hume, je m'en imprègne jusqu'à m'en faire exploser le cœur. Un bien être me saisit soudainement lorsque je constate que la porte de ta chambre est ouverte et que tu es là, allongée, endormie, comme un oiseau sans soucis, comme un ange du paradis. Je m'avance, le sourire au lèvre, la joie dans l'âme, sur la pointe des pieds pour ne pas te réveiller. Tu es si belle. Tu as l'air si douce, si paisible. Qui aurait pu deviner... Un rayon de lune se porte sur ton visage. Je peux lire sur tes traits tout l'amour que tu ressens pour nous. Je me penche et je t'embrasse le front. Ce doux contact me remplit de chaleur, de bonheur. Tu es en vie et moi je peux rire à nouveau. Délicatement, je reprends le livre sur lequel tu t'es endormi et qui repose là, à tes côté - le petite chanceux -, je le referme sans te quitter des yeux, prenant bien soin de marquer ta page et je le repose sur ta table de nuit. Tout est beau. Tout est calme. Tout est nous. La nuit et l'espoir de ce qu'il y avait à construire. Et tu dors sans te douter de ma présence. Ta respiration berce les battements de mon cœur. Je voudrais que toutes les nuits tu dormes ainsi pour mieux pouvoir te réveiller. Alors doucement, j'enlève tes lunettes - tu les avais gardées sur ton nez. Je fais attention à ne pas te réveiller. Je plie les branches et les dépose sur ton livre. Je peux maintenant me perdre dans ma contemplation. Si je pouvais admettre que tout cela n'est qu'un souvenir... Mais tout a l'air si réel et je nous vie à nouveau. Je ne vivrais pour toujours. Je caresse délicatement tes cheveux. J'ai tant peur de te réveiller alors je t'embrasse... Un dernière fois. J'éteins ta lampe de chevet et je quitte ta chambre, comme je suis venue, sur la pointe des pieds, sans un regard en arrière, sans savoir... Je me dirige vers ma chambre, je me couche, je ferme les yeux, je m'endors... Et le lendemain matin, tu auras disparu, tout aura disparu. Sauf moi.

    Nyx

     

    Note de l'auteur: Je sais; j'ai un mois de retard. Mais pour des raisons personnelles, je n'ai pas eu l'occasion d'écrire le mois dernier. Voilà donc le poème - en prose - pour ces 22 mois d'absence. Il faudrait que je trouve le temps de vous écrire et de vous publier des petites choses plus joyeuses. J'essaierai. Merci pour toutes vos visites A bientôt


  • Commentaires

    1
    Dimanche 27 Avril 2014 à 16:50

    Beaucoup d'émotion..des phrases courtes qui font l'histoire percutante...on s'interroge, entre rêve et réalité..sans savoir s'il s'agit d'un parent, d'un amour....une histoire triste mais une histoire touchante...les souvenirs se ramassent à la pelle ...............tu vois, je n'ai pas oublié ! 


    Bise, C.

    2
    Jeudi 22 Mai 2014 à 23:01

    Juste un petit bonsoir et une pensée....bise, C.

    3
    Dimanche 15 Juin 2014 à 11:00

    Bonjour,

     

    Pardonnez-moi mon retard mais les examens m'ont longtemps tenu éloigné d'internet. Merci de me lire, merci de prendre la peine de commenter. Merci beaucoup. C'est toujours un plaisir de vous savoir dans le coin.

     

    Bise

     

    Diane

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