• Traductions poétiques

    Dans cette rubrique, seront postées les différentes traductions en vers de textes latins et grecs principalement mais parfois aussi espagnols, anglais ou arabes.

    Les articles sont classés par ordre chronologique.

    La plus part des traductions remontent déjà à quelques années et je vous prie donc de m'excuser pour la médiocrité de certains vers. Cela fait également un petit temps que je n'ai rien traduit en poésie. J'essaierai de me rattraper dès que j'ai un peu de temps.

    Voici la liste des textes traduits. Cliquez sur les différents liens pour accéder directement aux différents poèmes.

     

         Textes latins

    CATULLE, Poésie. Ode à Lesbie

    CATULLE, Poésie, 83,85,87

    HORACE, Ode X. Le juste milieu

    MARTIAL, Epigramme

    MARTIAL, Epigramme II

    VIRGILE, L'énéide. La mort de Priam  

     

          Textes Grecs

     SOPHOCLE, Antigone. quatrième épisode v. 806-816

     

        Textes autres

    F. GARCIA LORCA, Romance de luna, luna

    طلع البدر علينا, (Tala'al Badru 'Alayna)

     


  •  Catulle: Ode à Lesbie

     

    I. Texte latin

    Ille mi par esse deo videtur,

    Ille, si fas est, superare divos,

    Qui sedens adversus identidem te

    Spectat et audit

    Dulce ridentem, misero quod omnis

    Eripit sensus mihi ; nam simul te,

    Lebia, aspexi, nihil est super mi

    Vocis in ore,

    Lingua sed torpet, tenuis sub artus

    Flamma demanat, sonitu suopte

    Tintinant aures, gemina teguntur

    Lumina nocte.

    Otium, Catulle, tibi molestum est ;

    Otio exultas nimiumque gestis.

    Otium et reges prius et beatas

     Perdidit urbes

     

     

    II. Traduction en Alexandrin

    Celui-là me semble égal aux divinités

    Et, Dieux pardonnez-moi, même vous surpasser.

    Assis face à Lesbie, il peut la contempler

    Et son rire soyeux doucement écouter.

     

    Malheur pour moi dont tous les sens ont disparus

    En effet, Lesbie, dès que je t'ai aperçue,

    Ma bouche qui en devint avare de mot

    Sentit ma langue se pétrifier comme un mort.

    Un feu bouillant se mit à battre dans mon corps.

    Aveuglé, je devins par des rayons jumeaux.

     

    Catulle, ce loisir te cause du soucis.

    Triste oisiveté qui t'emporte et te meurtris!

    Rois et heureuses villes perdirent la vie.

    Nyx

     

     


    2 commentaires
  •  

    Virgile: l'Enéide. La mort de Priam

     

    I. Texte latin

     

    At tibi pro scelere, exclamat, pro talibus ausis,

    Di, si qua est caelo pietas, quae talia curet,

    Persolvant grates dignas et praemia reddant

    Debita, qui nati coram me cernere letum

    Fecisti et patrios foedasti funere vultus.

    At non ille, satum quo te mentiris, Achilles

    Talis in hoste fuit Priamo ; sed iura fidemque

    Supplicis erubuit, corpusque exsangue sepulcro

    Reddidit Hectoreum, meque in mea regna remisit.

     

     

    II. Traduction en Alexandrin

    Pour tes crimes honteux ; Par les Dieux immortels,

    Puisse l'imperturbable justice du ciel

    Te témoigner une digne reconnaissance

    Et t'offrir à juste titre une récompense,

    A toi, Malheureux, qui exposa sous mes yeux

    Le cadavre d'un fils autrefois majestueux.

    Achille, dont tu te prétends le descendant,

    Eut la décence de respecter ses serments.

    Il rendit le corps mort d'Hector, à moi, son père

    Pour que de mes mains, je puisse le mettre en terre.

    Héro, il respecta Priam, son ennemi

    Et le pouvoir de la cité, il lui rendit.

    Nyx


    2 commentaires
  • Martial: Epigramme

     

    I. Texte latin

     

    Nil mihi das vivus ; dicis post fata daturum. 

    Si non es stultus, scis, Maro, quid cupiam

     

     

    II. Traductions

     

    Maro jure ne rien donner de son vivant

    Afin de tout livrer dans son long testament

    Pas besoin de cacher que…Sa mort, je l’attends !

     

    ou

     

    Toi, vivant, tu ne me donnes rien.

    Tu dis, à ta mort, livrer tes biens.

    Essaie un peu de faire le lien…

     

    Nyx

     

    Note de l'auteur: Ce sont des traductions très libres


    3 commentaires
  • Sophocle: Antigone. 

    Quatrième épisode. Vers 806 à 816 

     

    I. Texte grec

    Orat em, w gar patrias politai,

    Tan neatan odon

    Steixousan veaton de feg-

    Goj leussousan  aeliou,

    Xoupot auqij alla me o pag-

    Xoitaj Aidas zwsan agei

    Tan Axerotoj

    Axtan, ouq umevaiwn eg-

    Xlyron, out epinumfeioj

    Pw me tij umnoj um-

    Nhsen, all Axeronti vumfeusw. 

     

    II. Traduction

    Citoyens, fidèles à mon père,

    Tous, regardez-moi donc fouler

    Le dernier chemin de ma terre.

    Et notre soleil, admirer.

     

    Ce soleil qui deviendra nuit.

    Puisque Hadès me bercera.

    Mes rêves d'hyménée mes fuient.

    Aucun ne me célèbrera.

     

    L'enfer, seul, sera mon époux!

     

    Nyx

     

    Note de l'auteur: Je ne sais pas si tout le monde saura lire le texte en grec.

    Si vous n'y arrivez pas et que vous y tenez, il faut télécharger et installer la police spionic (trouvable gratuitement) sur votre ordinateur et l'alphabet grec ancien vous sera accessible. Pour les grands Hellénistes qui auraient remarqué l'absence des esprits et des accents grecs dans le texte originel, je m'en excuse mais en vérité, je ne sais absolument pas comment les utiliser avec cette police et cela aurait été un véritable casse tête de taper tout le texte grec avec les esprits, accents, chrases qui seraient nécessaires. Je tiens également à préciser que ceci est plus un poème inspiré du texte de Sophocle qu'une réelle traduction.


    votre commentaire
  • Horace: Ode X. Le juste Milieu.

     

    I. Texte latin

    Rectius vives, Licini, neque altum

    Semper urgendo neque, dum procellas

    Cautus horrescis, nimium promendo

    Litus iniquum.

     

    Auream quisquis mediocritem

    Diligit, tutus caret obsoleti

    Sordibus tecti, caret invidenda

    Sobrius Aula.

     

    Saepius ventis agitatur ingens

    pinus et celsae graviore casu

    Decidunt turres feriuntque summos

    Fulgura montes.

     

    Sperat inferstis metuit secundis

    Alteram sortem bene praeparatum

    Pectus. Informes hiermes reducit

    Iuppiter, idem

     

    Submovet. Non, si male nunc, et olim

    Sic erit: quondam cithara tacentem

    Suscritat musam neque semper arcus

    Tendit Apollo.

     

    Rebus augustis animosus atque

    Fortis appare, sapienter idem

    Contrabes vento nimium secundo

    Turgida vela.

     

     

    II. Traduction en Octosyllabes

    Oublie les océans fougeux,

    Licinius, tu vivras mieux.

    Et les rivages dangereux,

    Fais leur, maintenant, tes adieux.

     

    Qui chérit la modération,

    A l'écart de la pauvreté

    Et loin des palais passion,

    Vivra dans la sobriété.

     

    Les grands pins sont plus agités

    Par les vents. Les tours haut-montées

    Tomberont. Et seront touchées,

    Montagnes par la foudre ailée.

     

    Aspire, le coeur endurci,

    A un destin bien heureux

    Quand il se trouve malheureux.

    Sort inverse? Il craindra le cri!

     

    Il apporte et reprend l'hiver,

    Le maître des Dieux, Jupiter,

    Patience quand tout ne va pas.

    Demain, ton destin changera.

     

    Apollon de son instrument

    Réveille la muse endormie.

    Son arc, pas toujours, il ne tend.

    Parfois, Les Dieux sont doux aussi.

     

    Montre-toi fort et courageux

    Face à un destin malheureux.

    Et reduis la voile gonflée

    Par un vent bien trop empressé.

     Nyx

     

    Voilà une petite traduction de l'ode d'Horace qui me tenait à coeur. Ce n'est pas une traduction exacte, encore une fois, c'est plus une interprétation. Mais j'espère qu'elle plaira.

     

     


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique